Au milieu de septembre 1944, la Wehrmacht était dans une situation désespérée sur le front occidental.

Suite à la percée réalisée par les Alliés en Normandie à la fin juillet, les forces allemandes du Nord de la France, avaient subi une séries d’encerclement dévastateurs, à commencer par la poche de Roncey fin juillet, celle de Falaise mi-août, celle de la Seine fin août et celle de Mons, début septembre.

Au cours des trois semaines séparant le 21 août au 16 septembre, les positions défensives des Allemands dans le Nord de la France et en Belgique se désintégrèrent sous les coups de forces des Alliés. Les 7e et 15e Armées furent pratiquement détruites, la 19e le fut partiellement.

Le 15 août 1944, l’US Army procéda à un second débarquement allié d’envergure, sur les côtes de Provence. La 7ème Armée se rua vers le Nord, en direction de la Lorraine, menaçant bientôt d’isoler le reste des forces d’occupation allemandes dans l’Ouest.

Ceci poussa la 1ère Armée allemande à se retirer en hâte de la Côte Atlantique. De même, des éléments de la 19ème Armée quittèrent le Centre, mettant un terme précipité à l’occupation de la France. Les pertes allemands subies à l’Ouest à la fin de l’été dépassaient les 300.000 hommes, 200.000 autres étant pris au piège dans les ports de l’Atlantique, tels que Brest, Lorient, Royan.

Avec le repli des unités vers la frontière du Reich, les commandants allemands réclamèrent des renforts pour consolider le Westwall, ou Mur de l’Ouest, chaîne de fortifications allemandes, désormais en première ligne.

Cependant entre 1943 et 1944, le Westwall fut totalement dépouillé de tous ses éléments amovibles comme les obstacles en fil de fer barbelé, les portes blindées, les affûts de canons et autres équipements blindés, pour équiper le Mur de l’Atlantique face à l’invasion alliée imminente. Par conséquent, quand la Wehrmacht se replia en Allemagne, en septembre 1944, le Westwall était envahi par la végétation et en grande partie abandonné.

A la hâte, les Allemands essayèrent de rénover ces défenses en août-septembre 1944…

C’est dans ce contexte dramatique que les autorités allemandes procédèrent à la restructuration de leurs forces face à l’invasion alliée. Aix-la-Chapelle était désormais visée par les Alliées et pour la contenir, l’Armée de Terre (La Heer) préleva des effectifs dans la Luftwaffe, car une bonne partie de son personnel au sol était libéré de ces tâches habituelles, du fait de la pénurie de carburant qui immobilisa bon nombre d’appareils, à l’automne 1944.

Aussi chaque district militaire dans le Reich avait aussi plusieurs bataillons de Landesschützen, des unités locales de volontaires,
destinées à la défense du territoire, composées d’hommes âgés, armés de fusils désuets, et généralement commandés par
des vétérans de 14-18.

Cependant, malgré ces faibles ressources, la Wehrmacht avait encore de bons atouts avec elle, comme la 12e division d’infanterie
qui fut expédiée dans la ville à la fin de l’été, après avoir été reconstituée en Prusse Orientale, après de furieux combats face aux soviétiques. Elle fut soutenue par les 183e et 246e Divisions de Volksgrenadiers (VGD).

En face, le but du VIIe Corps US était de remonter le corridor de Stolberg,pour atteindre la rivière Roer. Le Commandant de combat B (CCB) de la 3rd Armored Division, celle qui délivra Mons, commença à avancer le 13 septembre à l’aube et se fraya progressivement un chemin au travers du corridor de Stolberg.

La 1st Infantry Division fit une percée au travers des Bunkers de la forêt municipale d’Aix, et deux de ses régiments atteignirent la périphérie de la ville.

La Ligne Siegfried

Combats aux Portes de l’Allemagne.

Steven Zaloga
Steve Noon (illustrations)
retranscris par Méreau Joël








Source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *